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Sciences politiques - Théocratie ou démocratie




THÉOCRATIE OU DÉMOCRATIE : CHOIX FONDAMENTAL
 
On s’interroge à juste titre sur les orientations des futures « Constitutions » des pays concernés par le « printemps arabe ». On se met à espérer, çà et là, compte tenu de leurs racines et de l’évolution démocratique qui s’y est déjà manifestée, à la possibilité d’un islamisme modéré. A-t-on raison de le faire ? Il s’avère que non.
En effet, quand bien même – Ennahda en Tunisie et les Frères musulmans en Égypte –, ne seraient pas le diable, s’ils réussissent à entraîner leurs pays respectifs vers une « théocratie » (théos : où Dieu est le premier servi, en l’occurnce Mahomet), ils les écarteraient en fait de toute forme de « démocratie » (démos : où le peuple est le premier servi). Aucun mixte entre l’une et l’autre forme n’est possible en dépit de toutes les promesses qui pourraient être faites : on reviendra toujours au fondement pour justifier la gouvernance ! Ce choix vaut également pour la Lybie qui justifie son choix de la « Charia » du fait que la religion islamique est le seul et unique ciment qui puisse transcender leurs diversités ! Il faut que ces peuples ne puissent être dupés sur ce choix fondamental : le choix de « démos » est permissif (la liberté religieuse ne pose pas de problème) celui de « théos » est dissuasif (toute décision contraire à un article du Coran est invalide !) Nos gouvernants qui promettent la vigilance (sans ingérence) devraient être particulièrement nets sur ce point : un basique lexical s’il en est ! Si l’on cherche encore un exemple différent au Maghreb, on pourra constater que le Maroc est sur une voie différente et plus favorable à la démocratie.
 
LE FONDAMENTALISME
 
A/ Il est contraire à la tolérance
Le fondamentalisme n’est pas un rapport quelconque avec la religion, il comporte un rapport très précis à celle-ci. Il la considère, en effet, du point de vue de la vérité. Il va de soi que tout croyant considère sa religion comme vraie, si ce n’était pas le cas, sa croyance n’aurait plus de raison d’être et disparaîtrait. La croyance est une adhésion à ce que l’on tient pour une vérité. Plus exactement, il considère sa propre interprétation ou sa propre conception ou ce qu’il imagine de sa religion comme une vérité révélée, absolue et indiscutable. Toute critique qui en relève est ressentie comme un blasphème ou une apostasie.
Or, lorsqu’on considère les religions sous l’angle de la vérité, on s’aperçoit qu’elles sont incompatibles entre elles.
B/ Il est également contraire à la laïcité
La laïcité est une version particulière de la tolérance, et plus précisément, une façon de la peser et de la mettre en pratique : celle qui fait reposer celle-ci sur l’existence d’un espace public neutre absolument non affecté par les religions. Cet espace public est commun à l’État et à tous les organismes publics placés sous sa dépendance : la fonction publique, l’école, etc. Or, le fondamentalisme est opposé à la séparation des ordres religieux et politiques : il entend subordonner le second au premier. Ainsi, par exemple, lorsqu’il y a un conflit entre un précepte (ou une loi) religieus(e) et une loi politique, le fondamentaliste dit qu’il faut obéir à la loi de Dieu qui est plus vraie et plus absolue que la loi des hommes. C’est là un principe ancien, particulièrement virulent aujourd’hui, qui conduit à la subordination de tous les ordres à la religion et à la suppression de la sphère publique. C’est pourquoi le fondamentalisme porte la religion à couvrir tout l’espace du social et du politique. Il est contraire à la laïcité. S’il en prend parfois le masque c’est pour tromper. On peut même dire que le fondamentalisme est un ennemi de la laïcité, ennemi de ce qui pourrait vouloir échapper à la loi religieuse ou lui être soustrait. Un ennemi à détruire.
C/ Il est enfin contraire à la citoyenneté
Si le fondamentalisme est particulariste et exclusiviste, la citoyenneté a contrario est universelle ou n’est pas. Mais il existe aussi la citoyenneté multiculturelle, qui n’est rien d’autre que l’éclatement de la citoyenneté dans l’établissement de régimes distinctifs, exclusifs et discriminatoires, même si cette discrimination est prétendument positive. L’idée du citoyen est une grande idée. Elle suppose une capacité de saisir ce qui en nous demeure identique, malgré toutes nos différences (sexuelles, physiques, sociales, religieuses, politiques, culturelles et autres). Cette capacité à reconnaître ce qui est universel en nous n’implique nullement que chacun ait à se dépouiller de ce qui fait sa singularité. Les différences sont réelles et nous situent à des niveaux différents de la hiérarchie sociale. Par contre, la citoyenneté est ce que nous avons en commun. Or, cette ouverture vers l’universel c’est ce que le fondamentalisme hait par-dessus tout. Alors que l’universalisme de la citoyenneté est intégratrice des différences qu’elle laisse subsister, l’universalité que recherche le fondamentaliste est en revanche sectaire, c’est-à-dire tyrannique.
Si le citoyen aime la liberté, le fondamentaliste pense au contraire que le salut se trouve dans la servitude. »


Date de création : 16/12/2011 @ 12:21
Dernière modification : 16/12/2011 @ 12:25
Catégorie : Sciences politiques
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