InitiationPhilo

Lhomme des rêves utopiques des deux derniers siècles, celui des totalitarismes des années 1930-1989, était, selon les configurations où il apparaissait, soit un homme accompli, soit un surhomme. Cet ancien « homme nouveau » était néanmoins une promesse. On lentendait, au sens propre, comme un messie : il délivrerait lhumanité de ses tares et de ses limites. Luvre de Rousseau est traversée par cette promesse dhomme. Lanthropologie rousseauiste range lhomme exception faite de lhomme tel quil existe dans les sociétés européennes, lhomme-actuel concret selon trois concepts : lhomme à létat de nature, lhomme accompli-autocentré (celui dont lEmile décrit léducation), et lhomme accompli-hétérocentré (le citoyen programmé par la mise en uvre du Contrat social). Dans le Discours sur lorigine de linégalité, Rousseau nous avertit de la non-existence de lhomme à létat de nature cet état « qui nexiste plus, qui na peut-être pas existé, qui probablement nexistera jamais ». Chez Rousseau, cette pure fiction philosophique fonctionne comme létalon-or en économie : cest à laune de cet homme inexistant à létat de nature que sont comparées et jugées toutes les formes dhumanité, les réelles autant que les rêvées. Si lhomme à létat de nature nest pas lhomme nouveau, cest pourtant en se mesurant à lui que seront évaluées les deux formes dhomme nouveau entre lesquelles Rousseau balance. Autrement dit, lhomme à létat de nature est le négatif de toutes les formes humaines, en particulier des deux formes constituant lhomme-promesse, et, dans cette mesure, il est le messie négatif.

Que pourrait alors être lhomme de demain, lhomme attendu, lhomme-promesse ? La réponse rousseauiste est disjonctive : soit « lhomme naturel vivant dans létat de société » le « sauvage fait pour habiter dans les villes », bref, Emile devenu adulte , soit le citoyen accompli, entièrement aliéné à lEtat. Lun ou lautre : « Il faut opter entre faire un homme ou faire un citoyen, car on ne peut être à la fois lun et lautre », confesse Rousseau au moyen dune formule vertigineuse selon laquelle le vrai citoyen ne peut être un homme vrai, ni lhomme vrai un vrai citoyen. Le citoyen accompli, pour sa part, résulte dun procédé de fabrique que Rousseau appelle dun mot nouveau (néologisme) en philosophie, laliénation : les clauses du contrat se réduisent toutes à une seule, savoir laliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté ». Et, « cette aliénation se faisant sans réserve », Rousseau présente le contrat social comme une sorte daliénation créatrice participant au processus danthropo-facture.

Par la bouche de son Zarathoustra, Nietzsche ne manqua pas de répercuter cette disjonction rousseauiste, même sil ne prit pas conscience de ce quil devait à un auteur dont le seul nom le révulsait ; « Là où cesse lEtat, cest là que commence lhomme » Ce qui rend grandiose la réflexion de Rousseau, cest moins le dessein philosophique de cette entité lhomme à venir que loscillation même entre la fabrique de cet homme par léducation (thème de lEmile) et la société politique (thème du Contrat social). Les deux sont la promesse qui senracine dans une troisième entité, lhomme qui na jamais existé : lhomme à létat de nature. La figure de lhomme à venir, lhomme-promesse, quelle que fût sa forme, incarnait charnellement non seulement dans la pensée de Rousseau, mais dans tout le mouvement des Lumières un néo-messianisme athée, obtenu par la sécularisation des théologies chrétiennes : le progressisme.

La nouvelle espèce dhomme nouveau, apparue avec la société de consommation, qui prolifère sous nos yeux, pour sa part, ne promet rien. Lhomme-promesse ce nest pas lui. Un trait frappe dès quon le considère du point de vue de Sirius : il ressemble aux figures humaines des affiches publicitaires au milieu desquelles il évolue le nouvel homme nouveau est aussi bien homme que femme ! paraissent clonées sur le mode gynoïde de la publicité pour lOréal : « LOréal. Parce que vous le valez bien ». Ce nouvel homme nouveau diffuse en permanence autour de lui, telle une insignifiante aura, une impression pathogène de vacuité. Il est vrai que, englué dans la tendance historique à lindifférenciation des sexes, à landrogynie civilisationnelle, lhomme nouveau est indifféremment mâle ou femelle. Son reflet miroite jour et nuit, en flux continu, sur les écrans de télévision allumés en permanence. Notre lecteur aura reconnu lhomme de la rue, version XXIe siècle, véritable zombie anthropologique. Cest de lui dont il faut dire, pour parodier Nietzsche, que nous sommes fatigués (« Nous sommes fatigués de lhomme ») !

En cette époque de lunaparkisation de la vie, de néantisation de lexistence par le divertissement généralisé, le travail aliénant apparaît comme un espace-temps non encore conquis par le loisir, encore libre de cet arraisonnemen-là. Si le divertissement est déjà parvenu à soumettre lécole à sa volonté de puissance, en lui imposant la dictature de lépanouissement de lenfant, il se heurte à la résistance du travail quand il est dur labeur, ultime zone de liberté.

Naguère jusquaux dernières décennies du siècle dernier la morale et léducation structuraient lêtre humain. La société le fabriquait dans la pâte du sens. Son moi sorganisait autour de normes. Les familles tenaient léducation la plus sérieuse des préoccupations. Aujourdhui, le mot « éducation » dit le contraire de ce quil signifie, nétant plus quun vocable gonflé de vent et devenu synonyme de formation à la réussite sociale. Eduquer ne consiste plus à construire un homme, comme Rousseau le pensait, ni un citoyen, comme Condorcet le souhaitait, mais un être qui pourra exhiber publiquement tous les fétiches de sa réussite : des objets de consommation griffés aux grandes marques ainsi que la panoplie des objets high-tech. Ainsi le sens du mot « éducation » sest-il perdu dans les sables de loubli, pour ne plus contenir autre chose que lacquisition du bagage permettant de « réussir ». Totalement oublié lavertissement de Pascal dans ses Pensées : « le divertissement nous détourne dêtre vraiment hommes ».

Accueil Liens Stats Téléchargements

  • Accueil
  • Liens
  • Stats
  • Téléchargements
Parcours Parcours lévinassien - Présentation - Au-delà du sens commun - Besoin d'évasion - Civilisation européenne - Contextualité et universalité - Heidegger vu par Lévinas - Itinéraire lévinassien - L'ordre humain - La création ex-nihilo - La créature théomorphe - La foi et l'islam - La société hitlérienne - Le verset et l'au-delà du verset - Lectures talmudiques - Lévinas admirateur de Rosenzweig - Méditations cartésiennes - Totalité et Infini - Un duo sur l'Art - Une philosophie de la liberté - une même interrogation éthique - Présence de Lévinas - Attestation de soi - Intelligibilité du visage - Visage et Raison - Visage - attestation de soi - La guerre vue par Lévinas Parcours axiologique - Présentation - Eléments pour une éthique - Eminents penseurs de la liberté - L'édifice moral de Kant - La liberté selon l'espérance - La valeur sans frontière - Une éthique sociétale - Vie animale, vie humaine - La mondialisation et son orientation - Les valeurs et les fins directrices de la vie moderne Parcours cartésien - Présentaion - Le doute cartésien - Le cogito cartésien - Les trois réalités cartésiennes - Sur les pas de Descartes (1) - Sur les pas de Descartes (2) - Notes philosophiques de Charles Péguy (IV) - Texte propre à la méthode de Descartes - Le modèle de Bohm et la prescience de Descartes Parcours hellénique - Présentation - Sophia - Le scepticisme critique - La filière grecque de la logique - Synthèses platoniciennes - La philosophie hellénistique (I) - La philosophie hellénistique (II) - La Mathématique onto-logique - Lexique mots grecs - Cogito socratique - Nihilisme et Socratisme - Le néoplatonisme : Plotin - Platon, un philosophe engagé - La caverne de Platon revisitée par Heidegger - Du bien Parcours ricordien - Présentation - Fonder l'herméneutique - Conscient et inconscient - La symbolique du mal - Culpabilité, éthique et religion - Culture, psychanalyse, éthique - La paternité : du fantasme au symbole - L'action sans agent - L'agent de l'action - Philosophie du proche - Horizon d'attente et espace d'expérience - La Phénoménologie de la promesse - La tradition - Transcendantaux du temps - Du même à l'autre et de l'autre au même - Du Cogito à l'herméneutique de soi - De l'intention à l'attestation du soi - La Personne - Fondement philosophique de l'écologie - La disponibilité : entre éthique et ontologie - Structuralisme et herméneutique - Rhétorique, poétique, herméneutique - Dieu et l’Etre (I) - Dieu et l’Etre (II) - Dieu et l’Etre (III) - Les deux pôles de l'existence Parcours spinoziste - Présentation - La vérité - La connaissance rationnelle - La méthode spinoziste - La substance et les attributs - La théorie des modes - Notre connaissance de Dieu - Ce qu'est l'homme - Nature humaine et liberté - Etre et savoir - Projet spinoziste - Théorie des affections - Spinozisme et cartésianisme Parcours habermassien - Présentation - Ses deux oeuvres maîtresses - Genèse du concept d'agir communicationnel - Ethique de la discussion - Théorie de l’idéologie d’Habermas - Kantisme et christianisme - Religion et sphère publique - Science et technique comme idéologie - Etude critique de Marx - Entre foi et savoir (1) - Entre foi et savoir (2) - La sphère publique - Transformation des structures sociales de la sphère publique - Evolution des fonctions politiques de la sphère publique - Concept d’opinion publique - Autorefléxion des sciences de la nature Parcours deleuzien - Opposer la répétition à la généralité - Notes philosophiques de Charles Péguy (I) - Notes philosophiques de Charles Péguy (II) - Notes philosophiques de Charles Péguy (III) - L’univocité de l’Etre Parcours bergsonien - Notes philosophiques de Charles Péguy (V) - La « double frénésie » selon Bergson - Philosophie bergsonienne du banal - Bergson et James - Bergson puis Bachelard (1) - Bergson puis Bachelard (2) - Bergson puis Bachelard (3) - Bergson puis Bachelard (4) Parcours augustinien - Saint Augustin en trois œuvres majeures Parcours braguien - Présentation - La culture selon Rémy Brague - La vérité dans ses différents contextes - Eduquer pour la liberté - La tradition - Dialogue interreligieux - La romanité de l'Europe (1) - La romanité de l'Europe (2) - La romanité de l'Europe (3) - Nos bases intellectuelles et cultuelles - Sagesse du monde (1) - Sagesse du monde (2) - Sagesse du monde (3) - Sagesse du monde (4) - Sagesse du monde (5) - Sagesse du monde (6) - Sagesse du monde (7) - Quatre modèles de l'excellence humaine - Règne de l'homme (1) - Règne de l'homme (2) - L'Islam tel que précisé par Rémi Brague - Les tiraillements subis par l'homme en son propre - Qui fait l'Homme - L'ordre d'être Glossématique - Présentation - Projet philosophique de Lévinas - Connaissance - Ethique(L') - Etre(L') - Humain(L') - Infini(L') - Justice - Liberté - Raison - Transcendance - Vérité - Volonté - Magiques ! ces glossèmes Synthèses - Temps modernes - Le maximum dans le minimum - L'après mai-68 - Sphères de l’existence - Rôle de la philosophie dans l'évolution des sciences 1 - Rôle de la philosophie dans l'évolution des sciences 2 - Rôle de la philosophie dans l'évolution des sciences 3 - Les deux pôles de la vie de l'homme et du monde - L’intériorité L’homme-promesse - L’épanouissement - Dieu et la double idolâtrie - Entre idole et icône - Du site eucharistique de la théologie - Failles de notre système scolaire - Intempestiva sapientia - Pensée américaine (1) - Pensée américaine (2) - Interprétation philosophique des théories d'Einstein - Noumène et microphysique - Philosphes ayant inspiré Einstein - Le monde quantique - Gouvernance de notre réalité - L'espace en partage - De la particule à l'information I - De la particule à l'information II - De la particule à l'information III - Histoire de l'éléctricité et du magnétisme - Peinture et philosophie - Le message quantique - L'intrication quantique (expérience GHZ) - L'intrication quantique (Théorie) - L'intrication (Applications technologiques) - Une brève sur le monde quantique(1) - Une brève sur le monde quantique(2) - Le paradigme ternaire [Corps-Esprit-Ame] - L'ennéagramme de la personne - Le Judéo-Christianisme Ouvrages publiés - Présentation Suivi des progrès aux USA - Suivi USA octobre 2011 - Suivi USA novembre 2011 - Suivi USA décembre 2011 - Suivi USA janvier 2012 - Suivi USA février 2012 Parcours psychophysique - Présentation - Vivre dans la vérité - Le désir et le bien - Au-delà de l'attention et de la vigilance - La pensée et la perception - La tradition et la vérité - La vision libératrice - Intelligence de l'amour - Abrégé de psychophysique L'art et la science - Braque en découvreur - Le Georges Braque de Carl Einstein - Le doute de Cézanne I - Le doute de Cézanne 2 - L'art en synchronie avec la science - L'ordre caché de l'art 1 - L'ordre caché de l'art 2 - L'ordre caché de l'art 3 - La vision du monde chez l'enfant - Analyse structurale de l'oeuvre créatrice 1 - Analyse structurale de l'oeuvre créatrice 2 - Analyse structurale de l'oeuvre créatrice 3 Parcours nietzschéen - Présentation - Topologie de l'éternel retour - Structures cachées - L'homme à l'intelligibilité des choses Philosophies médiévales - Présentation - De l'Europe médiévale à nos jours - Les non-dits sur le moyen âge (1) - Les non-dits sur le moyen âge (2) - Les non-dits sur le moyen âge (3) - Index des philosophes du moyen âge - Averroès et le discours décisif - La défense d'Averroès Autres perspectives Archéologie - Voies romaines et colonnes milliaires Economie - Developpement durable - Deux capitalismes du monde occidental - Economie de marché - Gouvernance du marché - L'innovation transformée en emplois - Volcker ou Vickers Sciences politiques - Survivance du trotskisme - Le régime parlementaire - Sujets de la réforme(1) - Sujets de la réforme(2) - Sujets de la réforme(3) - Cent révoltes ne feront jamais la révolution - La banalisation politique - Persistance du marxisme - Idéologie et terreur - Symboles Nationaux 1 - Symboles Nationaux 2 - Ecologie et Politique(1) - Ecologie et Politique(2) - Standards de la révolution - Le libéralisme - Quatre indicateurs concernant la révolte - Parler d’identité nationale - Le modèle des associations de Tocqueville - Repenser la démocratie (1) - Repenser la démocratie (2) - Repenser la démocratie (3) - La Démocratie américaine - Vers un nouveau secteur financier américain - Politique étrangère américaine - La dimension militaire aux USA - Théocratie ou démocratie - Politiquement correct - TVA, injuste ou géniale ? - Trois lois nous gouvernent - La société libre vue de l'extérieur (statiquement) - La société libre vue de l'extérieur (dynamiquement) - La culture de la liberté - Fondement des Droits de l'Homme - La liberté dans la civilisation européenne - Le matérialisme historique originé à Vico - La promotion de l'égalité... - Les chemins de l'identité - L'idée de génération Sociologie - L'égalité à marche forcée - Laïcité(1) - Laïcité(2) - L'intersexualité diversement appréciée - L'idéologie comme... - L'utopie telle qu'en elle-même - Systèmes de l'ordre social - Catégories de Weber - Le symbole et les images - Le bien fondé des idéaltypes de Weber - L’individu social - Le sujet personne menacé - Le lien social (1) - Le lien social (2) - Le lien social (3) - Le lien social (4) - Le bouc émissaire - Le Fondamentalisme - Le tennis un + pour la démocratie - Sport mental : une méthode heuristique - Penser la postmodernité (1) - Penser la postmodernité (2) - Penser la postmodernité (3) - Le vivre-ensemble - Le penser passionné - L'inutile comme catégorie - Crise de la transmission (1) - Crise de la transmission (2) - L'affrontement au tennis Poésie - René Char et Braque - René Char et Picasso - Réné Char et de La Tour - Réné Char et de Staël - L’essence du poétique - Le référent dans la production littéraire - Bachelard, précurseur dans le traitement automatique de l'information Théologie 1 - Exégèse patristique de l'ancien testament - Présentation - Livres du pentateuque 1 - Livres du pentateuque 2 - Livres du pentateuque 3 - Livres historiques 1 - Livres historiques 2 - Livres historiques 3 - Livres historiques 4 - Livres historiques 5 Théologie 2 - Le nouveau testament - Présentation - Nouvelle Alliance - Christologie 1 - Christologie 2 - Christologie 3 - Ecclésiologie - Christologie 4 - Christologie 5 - Christologie 6 - Mariologie 1 - Mariologie 2 - Epilogue Théologie 3 - Présentation - Le thomisme et l'onto-théo-logie - Dieu sans l'Être - Réflexions d'anthropologie théologique - Le souffle divin en trois croyances Psychanalyse générale - Avec Gaston Bachelard - Les mots ordonnés de la Biogée - Bachelard - l'invitation au poème - Bachelard précurseur Points d’histoire revisités - Introduction - 14-18, le conflit et ses épiphénomènes - La transmission du savoir antique - La colonisation : intrication du mal et du bien - La France et l'islame - Le Jésus de l'histoire - La révolution en partage (1) - La révolution en partage (2) Edification morale par les fables - Philosophie et morale - Désignation selon les fables des comportements recommandés (1) - Désignation selon les fables des comportements recommandés (2) - Un enseignement dans la droite ligne socratique Histoire - Points de vues sur l'histoire et sa transmission - Critiques du projet de réformes du CSP - L'occident chrétien (1) - L'occident chrétien (2) - La réforme clunisienne - Notions développées par Louis Manaranche - Plaidoyer pour notre enracinement judeo-chrétien - En prélude à "La grande aventure de l'humanité" - Les premières religions de dévotion - La dernière en date des religions de dévotion - Histoire de la civilisation occidentale (1) - Histoire de la civilisation occidentale (2) - L'histoire et ses interprétations - Le règne humain (Écoumène) - La cité humaine Phénoménologie - Synthèse programmatique - Les enseignements des "Conférences de Paris" - Sommaire des leçons du professeur Edmund Husserl - Conclusions de Husserl sur ses "méditations cartésiennes" - Le phénomène érotique - Sympathie et respect - Husserl et le sens de l'histoire - Synthèse didactique - Le sentiment - L'intersubjectivité, thème fétiche pour Husserl et Habermas - La constitution du monde spirituel - Le pragmatisme et ses représentants Philosophie et science - Le quantique en son postulat et en son ontologie - La science contemporaine selon Roland Omnès - Les idées rectrices de la physique formelle - La physique comme discipline de la connaissance - Penser le monde en partant du quantique - Expérimenter le monde - Glossaire - La composition atomique du corps humain - Le message hologrammique de David Bohm - Le message ontonomique de Lama Darjeeling Rinpoché - Le fondement informationnel de la physique formelle Mises à jour du site 03/07//2016 ajout : Parcours Hellénique - Du bien 16/06//2016 ajout : Philosophie et science - Le fondement informationnel de la physique formelle 01/06//2016 ajout : Philosophie et science - Le message ontonomique de Lama Darjeeling Rinpoché 15/05//2016 ajout : Philosophie et science - Le message hologrammique de David Bohm 01/05//2016 ajout : Philosophie et science - La composition atomique du corps humain texte modifié : - Le Judéo-Christianisme 10/04//2016 ajout : Philosophie et science - Glossaire 02/04//2016 ajout : Philosophie et science - Penser le monde en partant du quantique - La physique comme discipline de la connaissance - Expérimenter le monde 24/03//2016 ajout : Philosophie et science - La science contemporaine selon Roland Omnès - Les idées rectrices de la physique formelle 05/03/2016 nouvelle perspective : Philosophie et science - Le quantique en son postulat et en son ontologie 09/02/2016 ajout : Synthèses - Le Judéo-Christianisme 09/02/2016 ajout : Sociologie - L'affrontement au tennis 24/01//2015 ajout : Parcours axiologique - Les valeurs et les fins directrices de la vie moderne Phénoménologie - Le pragmatisme et ses représentants 03/01/2016 ajout : Phénoménologie - La constitution du monde spirituel 26/12//2015 ajout : Parcours Braguien - Les tiraillements subis par l'homme en son propre - Qui fait l'Homme - L'ordre d'être Phénoménologie - L'intersubjectivité, thème fétiche pour Husserl et Habermas 05/12//2015 ajout : Parcours braguien - L'Islam tel que précisé par Rémi Brague Phénoménologie - Le sentiment Liens Wikipédia Bachelard– Une nouvelle appréhension des quatre élémentsExistence de Dieu– Argument icônique– Argument christique– Autres arguments(argument onto-théologique d’Heidegger)Identité nationale– France (Parler d’identité nationale) Visites visiteurs visiteurs en ligne Synthèses - L’homme-promesse lire ce texte au format pdf L’HOMME-PROMESSE Extrait du livre de Robert Redeker intitulé « Egobody » L’homme des rêves utopiques des deux derniers siècles, celui des totalitarismes des années 1930-1989, était, selon les configurations où il apparaissait, soit un homme accompli, soit un surhomme. Cet ancien « homme nouveau » était néanmoins une promesse. On l’entendait, au sens propre, comme un messie : il délivrerait l’humanité de ses tares et de ses limites. L’œuvre de Rousseau est traversée par cette promesse d’homme. L’anthropologie rousseauiste range l’homme – exception faite de l’homme tel qu’il existe dans les sociétés européennes, l’homme-actuel concret – selon trois concepts : l’homme à l’état de nature, l’homme accompli-autocentré (celui dont l’Emile décrit l’éducation), et l’homme accompli-hétérocentré (le citoyen programmé par la mise en œuvre du Contrat social). Dans le Discours sur l’origine de l’inégalité, Rousseau nous avertit de la non-existence de l’homme à l’état de nature – cet état « qui n’existe plus, qui n’a peut-être pas existé, qui probablement n’existera jamais ». Chez Rousseau, cette pure fiction philosophique fonctionne comme l’étalon-or en économie : c’est à l’aune de cet homme inexistant à l’état de nature que sont comparées et jugées toutes les formes d’humanité, les réelles autant que les rêvées. Si l’homme à l’état de nature n’est pas l’homme nouveau, c’est pourtant en se mesurant à lui que seront évaluées les deux formes d’homme nouveau entre lesquelles Rousseau balance. Autrement dit, l’homme à l’état de nature est le négatif de toutes les formes humaines, en particulier des deux formes constituant l’homme-promesse, et, dans cette mesure, il est le messie négatif. Que pourrait alors être l’homme de demain, l’homme attendu, l’homme-promesse ? La réponse rousseauiste est disjonctive : soit « l’homme naturel vivant dans l’état de société » – le « sauvage fait pour habiter dans les villes », bref, Emile devenu adulte –, soit le citoyen accompli, entièrement aliéné à l’Etat. L’un ou l’autre : « Il faut opter entre faire un homme ou faire un citoyen, car on ne peut être à la fois l’un et l’autre », confesse Rousseau au moyen d’une formule vertigineuse selon laquelle le vrai citoyen ne peut être un homme vrai, ni l’homme vrai un vrai citoyen. Le citoyen accompli, pour sa part, résulte d’un procédé de fabrique que Rousseau appelle d’un mot nouveau (néologisme) en philosophie, l’aliénation : les clauses du contrat se réduisent toutes à une seule, savoir l’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté ». Et, « cette aliénation se faisant sans réserve », Rousseau présente le contrat social comme une sorte d’aliénation créatrice participant au processus d’anthropo-facture. Par la bouche de son Zarathoustra, Nietzsche ne manqua pas de répercuter cette disjonction rousseauiste, même s’il ne prit pas conscience de ce qu’il devait à un auteur dont le seul nom le révulsait ; « Là où cesse l’Etat, c’est là que commence l’homme » Ce qui rend grandiose la réflexion de Rousseau, c’est moins le dessein philosophique de cette entité – l’homme à venir – que l’oscillation même entre la fabrique de cet homme par l’éducation (thème de l’Emile) et la société politique (thème du Contrat social). Les deux sont la promesse qui s’enracine dans une troisième entité, l’homme qui n’a jamais existé : l’homme à l’état de nature. La figure de l’homme à venir, l’homme-promesse, quelle que fût sa forme, incarnait charnellement – non seulement dans la pensée de Rousseau, mais dans tout le mouvement des Lumières – un néo-messianisme athée, obtenu par la sécularisation des théologies chrétiennes : le progressisme. La nouvelle espèce d’homme nouveau, apparue avec la société de consommation, qui prolifère sous nos yeux, pour sa part, ne promet rien. L’homme-promesse ce n’est pas lui. Un trait frappe dès qu’on le considère du point de vue de Sirius : il ressemble aux figures humaines des affiches publicitaires au milieu desquelles il évolue – le nouvel homme nouveau est aussi bien homme que femme ! – paraissent clonées sur le mode gynoïde de la publicité pour l’Oréal : « L’Oréal. Parce que vous le valez bien ». Ce nouvel homme nouveau diffuse en permanence autour de lui, telle une insignifiante aura, une impression pathogène de vacuité. Il est vrai que, englué dans la tendance historique à l’indifférenciation des sexes, à l’androgynie civilisationnelle, l’homme nouveau est indifféremment mâle ou femelle. Son reflet miroite jour et nuit, en flux continu, sur les écrans de télévision allumés en permanence. Notre lecteur aura reconnu l’homme de la rue, version XXIe siècle, véritable zombie anthropologique. C’est de lui dont il faut dire, pour parodier Nietzsche, que nous sommes fatigués (« Nous sommes fatigués de l’homme ») ! En cette époque de lunaparkisation de la vie, de néantisation de l’existence par le divertissement généralisé, le travail aliénant apparaît comme un espace-temps non encore conquis par le loisir, encore libre de cet arraisonnemen-là. Si le divertissement est déjà parvenu à soumettre l’école à sa volonté de puissance, en lui imposant la dictature de l’épanouissement de l’enfant, il se heurte à la résistance du travail quand il est dur labeur, ultime zone de liberté. Naguère – jusqu’aux dernières décennies du siècle dernier – la morale et l’éducation structuraient l’être humain. La société le fabriquait dans la pâte du sens. Son moi s’organisait autour de normes. Les familles tenaient l’éducation la plus sérieuse des préoccupations. Aujourd’hui, le mot « éducation » dit le contraire de ce qu’il signifie, n’étant plus qu’un vocable gonflé de vent et devenu synonyme de formation à la réussite sociale. Eduquer ne consiste plus à construire un homme, comme Rousseau le pensait, ni un citoyen, comme Condorcet le souhaitait, mais un être qui pourra exhiber publiquement tous les fétiches de sa réussite : des objets de consommation griffés aux grandes marques ainsi que la panoplie des objets high-tech. Ainsi le sens du mot « éducation » s’est-il perdu dans les sables de l’oubli, pour ne plus contenir autre chose que l’acquisition du bagage permettant de « réussir ». Totalement oublié l’avertissement de Pascal dans ses Pensées : « le divertissement nous détourne d’être vraiment hommes ». Date de création : 22/11/2010 @ 11:40 Dernière modification : 22/11/2010 @ 12:22 Catégorie : Synthèses Page lue 2950 fois Réactions à cet article Personne n'a encore laissé de commentaire.Soyez donc le premier !
Personne n'a encore laissé de commentaire.Soyez donc le premier !

Parcours lévinassien

Parcours axiologique

Parcours cartésien

Parcours hellénique

Parcours ricordien

Parcours spinoziste

  • - Présentation
  • - La vérité
  • - La connaissance rationnelle
  • - La méthode spinoziste
  • - La substance et les attributs
  • - La théorie des modes
  • - Notre connaissance de Dieu
  • - Ce qu'est l'homme
  • - Nature humaine et liberté
  • - Etre et savoir
  • - Projet spinoziste
  • - Théorie des affections
  • - Spinozisme et cartésianisme

Parcours habermassien

Parcours deleuzien

Parcours bergsonien

Parcours augustinien

  • - Saint Augustin en trois œuvres majeures

Parcours braguien

Glossématique

Synthèses

Ouvrages publiés

  • - Présentation

Suivi des progrès aux USA

Parcours psychophysique

L'art et la science

  • - Braque en découvreur
  • - Le Georges Braque de Carl Einstein
  • - Le doute de Cézanne I
  • - Le doute de Cézanne 2
  • - L'art en synchronie avec la science
  • - L'ordre caché de l'art 1
  • - L'ordre caché de l'art 2
  • - L'ordre caché de l'art 3
  • - La vision du monde chez l'enfant
  • - Analyse structurale de l'oeuvre créatrice 1
  • - Analyse structurale de l'oeuvre créatrice 2
  • - Analyse structurale de l'oeuvre créatrice 3

Parcours nietzschéen

Philosophies médiévales

Archéologie

Economie

  • - Developpement durable
  • - Deux capitalismes du monde occidental
  • - Economie de marché
  • - Gouvernance du marché
  • - L'innovation transformée en emplois
  • - Volcker ou Vickers

Sciences politiques

Sociologie

Poésie

Théologie 1

  • - Exégèse patristique de l'ancien testament - Présentation
  • - Livres du pentateuque 1
  • - Livres du pentateuque 2
  • - Livres du pentateuque 3
  • - Livres historiques 1
  • - Livres historiques 2
  • - Livres historiques 3
  • - Livres historiques 4
  • - Livres historiques 5

Théologie 2

Théologie 3

Psychanalyse générale

  • - Avec Gaston Bachelard
  • - Les mots ordonnés de la Biogée
  • - Bachelard - l'invitation au poème
  • - Bachelard précurseur

Points d’histoire revisités

Edification morale par les fables

Histoire

Phénoménologie

Philosophie et science

03/07//2016 ajout :
Parcours Hellénique
- Du bien

16/06//2016 ajout :
Philosophie et science
-Le fondement informationnel de la physique formelle

01/06//2016 ajout :
Philosophie et science
-Le message ontonomique de Lama Darjeeling Rinpoché

15/05//2016 ajout :
Philosophie et science
- Le message hologrammique de David Bohm

01/05//2016 ajout :
Philosophie et science
- La composition atomique du corps humain
texte modifié :
-Le Judéo-Christianisme

10/04//2016 ajout :
Philosophie et science
-Glossaire

24/03//2016 ajout :
Philosophie et science
- La science contemporaine selon Roland Omnès
-Les idées rectrices de la physique formelle

05/03/2016 nouvelle perspective :
Philosophie et science
-Le quantique en son postulat et en son ontologie

09/02/2016 ajout :
Synthèses
-Le Judéo-Christianisme

09/02/2016 ajout :
Sociologie
- L'affrontement au tennis

24/01//2015 ajout :
Parcours axiologique
- Les valeurs et les fins directrices de la vie moderne Phénoménologie
-Le pragmatisme et ses représentants

03/01/2016 ajout :
Phénoménologie
-La constitution du monde spirituel

05/12//2015 ajout :
Parcours braguien
-L'Islam tel que précisé par Rémi Brague
Phénoménologie
- Le sentiment

visiteurs

visiteurs en ligne

Extrait du livre de Robert Redeker intitulé « Egobody »

L’homme des rêves utopiques des deux derniers siècles, celui des totalitarismes des années 1930-1989, était, selon les configurations où il apparaissait, soit un homme accompli, soit un surhomme. Cet ancien « homme nouveau » était néanmoins une promesse. On l’entendait, au sens propre, comme un messie : il délivrerait l’humanité de ses tares et de ses limites. L’œuvre de Rousseau est traversée par cette promesse d’homme. L’anthropologie rousseauiste range l’homme – exception faite de l’homme tel qu’il existe dans les sociétés européennes, l’homme-actuel concret – selon trois concepts : l’homme à l’état de nature, l’homme accompli-autocentré (celui dont l’Emile décrit l’éducation), et l’homme accompli-hétérocentré (le citoyen programmé par la mise en œuvre du Contrat social). Dans le Discours sur l’origine de l’inégalité, Rousseau nous avertit de la non-existence de l’homme à l’état de nature – cet état « qui n’existe plus, qui n’a peut-être pas existé, qui probablement n’existera jamais ». Chez Rousseau, cette pure fiction philosophique fonctionne comme l’étalon-or en économie : c’est à l’aune de cet homme inexistant à l’état de nature que sont comparées et jugées toutes les formes d’humanité, les réelles autant que les rêvées. Si l’homme à l’état de nature n’est pas l’homme nouveau, c’est pourtant en se mesurant à lui que seront évaluées les deux formes d’homme nouveau entre lesquelles Rousseau balance. Autrement dit, l’homme à l’état de nature est le négatif de toutes les formes humaines, en particulier des deux formes constituant l’homme-promesse, et, dans cette mesure, il est le messie négatif.

Que pourrait alors être l’homme de demain, l’homme attendu, l’homme-promesse ? La réponse rousseauiste est disjonctive : soit « l’homme naturel vivant dans l’état de société » – le « sauvage fait pour habiter dans les villes », bref, Emile devenu adulte –, soit le citoyen accompli, entièrement aliéné à l’Etat. L’un ou l’autre : « Il faut opter entre faire un homme ou faire un citoyen, car on ne peut être à la fois l’un et l’autre », confesse Rousseau au moyen d’une formule vertigineuse selon laquelle le vrai citoyen ne peut être un homme vrai, ni l’homme vrai un vrai citoyen. Le citoyen accompli, pour sa part, résulte d’un procédé de fabrique que Rousseau appelle d’un mot nouveau (néologisme) en philosophie, l’aliénation : les clauses du contrat se réduisent toutes à une seule, savoir l’aliénation totale de chaque associé avec tous ses droits à toute la communauté ». Et, « cette aliénation se faisant sans réserve », Rousseau présente le contrat social comme une sorte d’aliénation créatrice participant au processus d’anthropo-facture.

Par la bouche de son Zarathoustra, Nietzsche ne manqua pas de répercuter cette disjonction rousseauiste, même s’il ne prit pas conscience de ce qu’il devait à un auteur dont le seul nom le révulsait ; « Là où cesse l’Etat, c’est là que commence l’homme » Ce qui rend grandiose la réflexion de Rousseau, c’est moins le dessein philosophique de cette entité – l’homme à venir – que l’oscillation même entre la fabrique de cet homme par l’éducation (thème de l’Emile) et la société politique (thème du Contrat social). Les deux sont la promesse qui s’enracine dans une troisième entité, l’homme qui n’a jamais existé : l’homme à l’état de nature. La figure de l’homme à venir, l’homme-promesse, quelle que fût sa forme, incarnait charnellement – non seulement dans la pensée de Rousseau, mais dans tout le mouvement des Lumières – un néo-messianisme athée, obtenu par la sécularisation des théologies chrétiennes : le progressisme.

La nouvelle espèce d’homme nouveau, apparue avec la société de consommation, qui prolifère sous nos yeux, pour sa part, ne promet rien. L’homme-promesse ce n’est pas lui. Un trait frappe dès qu’on le considère du point de vue de Sirius : il ressemble aux figures humaines des affiches publicitaires au milieu desquelles il évolue – le nouvel homme nouveau est aussi bien homme que femme ! – paraissent clonées sur le mode gynoïde de la publicité pour l’Oréal : « L’Oréal. Parce que vous le valez bien ». Ce nouvel homme nouveau diffuse en permanence autour de lui, telle une insignifiante aura, une impression pathogène de vacuité. Il est vrai que, englué dans la tendance historique à l’indifférenciation des sexes, à l’androgynie civilisationnelle, l’homme nouveau est indifféremment mâle ou femelle. Son reflet miroite jour et nuit, en flux continu, sur les écrans de télévision allumés en permanence. Notre lecteur aura reconnu l’homme de la rue, version XXIe siècle, véritable zombie anthropologique. C’est de lui dont il faut dire, pour parodier Nietzsche, que nous sommes fatigués (« Nous sommes fatigués de l’homme ») !

En cette époque de lunaparkisation de la vie, de néantisation de l’existence par le divertissement généralisé, le travail aliénant apparaît comme un espace-temps non encore conquis par le loisir, encore libre de cet arraisonnemen-là. Si le divertissement est déjà parvenu à soumettre l’école à sa volonté de puissance, en lui imposant la dictature de l’épanouissement de l’enfant, il se heurte à la résistance du travail quand il est dur labeur, ultime zone de liberté.

Naguère – jusqu’aux dernières décennies du siècle dernier – la morale et l’éducation structuraient l’être humain. La société le fabriquait dans la pâte du sens. Son moi s’organisait autour de normes. Les familles tenaient l’éducation la plus sérieuse des préoccupations. Aujourd’hui, le mot « éducation » dit le contraire de ce qu’il signifie, n’étant plus qu’un vocable gonflé de vent et devenu synonyme de formation à la réussite sociale. Eduquer ne consiste plus à construire un homme, comme Rousseau le pensait, ni un citoyen, comme Condorcet le souhaitait, mais un être qui pourra exhiber publiquement tous les fétiches de sa réussite : des objets de consommation griffés aux grandes marques ainsi que la panoplie des objets high-tech. Ainsi le sens du mot « éducation » s’est-il perdu dans les sables de l’oubli, pour ne plus contenir autre chose que l’acquisition du bagage permettant de « réussir ». Totalement oublié l’avertissement de Pascal dans ses Pensées : « le divertissement nous détourne d’être vraiment hommes ».

Date de création : 22/11/2010 @ 11:40
Dernière modification : 22/11/2010 @ 12:22
Catégorie : -8-Synthèses
Page lue 2950 fois

Personne n'a encore laissé de commentaire.Soyez donc le premier !

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !