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Parcours psychophysique - Au-delà de l'attention et de la vigilance



AU-DELÀ DE L’ATTENTION ET DE LA VIGILANCE

Sont relevées 7 pensées directrices dont 6 en provenance du physicien

(DB) : La vérité ne m'intéresse pas si elle est incapable d'agir et d'instaurer l'ordre au niveau de ce monde-ci ; dans le cas contraire, à quoi bon ? Ou alors ce n'est qu'un rêve fou, une douce illusion. (129)
– Nous avons dit que la vérité pouvait peut- être entrer en relation avec la réalité, mais que l'in-verse n'était pas possible.
– Et à présent nous renions le point clé de notre recherche.
– Oui, nous sommes en train de dire que ce lien n'existe peut-être pas.

(D. B.) : Je crois qu'on pourrait dire ceci : l'esprit, la démarche d'investigation, voilà ce dont nous discutions – la dialectique. On fait telle chose, ensuite on l'examine ; elle peut se révéler pleine de contradictions, et l'on doit y renoncer. Telle est donc la démarche. (129-130)
– Absolument.
– Voulez-vous dire que l'univers du réel ne dispose pas de ressources suffisantes pour faire entrer l'ordre dans son propre domaine ?
– Je ne sais pas. Peut-être. Peut-être qu'au niveau même du réel la pensée se rend compte qu'elle ne peut plus agir.
– Oui, je vois ce que vous voulez dire. Mais cela supposerait que la pensée ait la possibilité de n'être pas entièrement mécanique.
– Non, cela, je ne l'admets pas.
– Mais le mécanisme, lui, peut-il constater les faits ?
– La pensée est mécanique – on ne peut rien dire de plus.
– Alors, est-ce le mécanisme qui pourrait voir cela ?
– La pensée peut-elle se rendre compte qu'elle fait erreur ?

(D. B.) De toute évidence, la pensée peut se rendre compte qu’elle fait une erreur, avec l'aide de l'attention et de la vigilance, etc. La pensée peut s'apercevoir qu'elle a commis une erreur, mais elle a besoin, semble-t-il, de ces éléments pour l'aider. (130-131)
– Tout à fait. Que reste-t-il donc à l'homme ? Il fait ce constat : « Je vis dans un monde de désordre, et j'ai besoin d'ordre dans ce monde où je vis - et pas simplement d'un petit peu d'ordre. » Et, ne rencontrant pas cet ordre absolu, il en vient à vouloir contrôler la pensée. La pensée dit alors : « Il doit forcément y avoir quelque chose, au-delà. » C'est une contradiction par rapport à ce monde-ci, car cet «au-delà» est une projection de la pensée, et par conséquent il appartient toujours à l'univers de la réalité, de la pensée.
– Oui. Une solution à ce dilemme peut-elle être trouvée dans le cadre même de cette réalité ? C'est bien là votre question, n'est-ce pas?
– Oui.
– Nous pouvons donc être amenés à revenir sur certaines des affirmations que nous venons de faire, si nécessaire.
– Je ne crois pas qu'il y ait de solution au niveau du réel !
– C'est impossible. Il n'y a donc pas de solution dans le champ de la réalité.
– Pas sous forme de l'instauration d'un ordre absolu. Et pourtant les hommes ont besoin d'ordre.

(D.B.) Tout à fait. Mais la pensée peut-elle rester en suspens, se mettre entre parenthèses jusqu'à ce qu'elle ne soit plus source de désordre? (131-132)
– Un instant. Je vois que ma vie baigne dans le désordre; j'en suis conscient, et je me rends compte que c'est la pensée qui est à l'origine du désordre : elle ne peut donc pas instaurer l'ordre. C'est une réalité tangible, un fait avéré – c'est vrai.
– Si la pensée part du principe qu'elle est la seule énergie existante, elle dit alors : « Je dois agir. » Ce qui l'amène à tout envahir. Mais si elle dit : « Je m'abstiens de toute action... »
– Non. Une telle réaction de la pensée est-elle obligatoire ? Se pourrait-il au contraire qu'un tout autre événement soit en cause ?
– Quel est cet événement ?
– Je vis dans le désordre. Je vois clairement le désordre, les contradictions, et tout aussi claire-ment le fait que la pensée est responsable de ce désordre. J'en vois le danger. Lorsqu'on perçoit un danger réel, la pensée n'agit plus, le danger est un choc pour la pensée. Le danger, comme la beauté, est un choc qui saisit la pensée et la met en suspens, et c'est dans cette suspension de la pensée qu'est l'ordre.
– Disons les choses autrement. Nous allons à Gstaad, et à la vue de toutes ces merveilleuses montagnes la pensée est saisie. La beauté du spectacle est telle que s'évanouit tout mouvement de la pensée. Il en va de même quand la pensée est confrontée à un énorme danger.

(D.B.) Bien sûr, c'est avec l'aide de l'attention, de la vigilance, etc., que la pensée voit tout cela - mais elle le voit. (132-133)
– Quand une voiture déboule dans ma direction à toute allure, ma pensée voit le danger et l'élude d'un bond. Ce bond salvateur, c'est l'ordre.
– Oui, mais la perception du danger ne peut pas persister indéfiniment.
– Il peut se faire aussi qu'on ne voie pas du tout venir le danger. On ne voit pas le danger du nationalisme, ce qui veut dire que nous sommes pour la plupart névrosés. Quand on a connu dix guerres et qu'on en fait toujours de nouvelles, c'est que la névrose est en action.
– Oui, l'un des aspects du problème est que la pensée émousse notre perception et l'empêche de porter ses fruits.
– Ou est-ce parce que je suis conditionné?
– Je suis conditionné à agir précisément de la sorte.
– Et vous venez m'apprendre à échapper à tout conditionnement, à voir le danger. Et, à mesure que vous faites mon éducation, je vois le danger. Je vais l'éluder.
– Mais pourquoi donc la vérité devrait-elle entrer dans le champ du réel ?
– Que fait alors la vérité ? Je veux dire : quel est son effet ?
– Quelle est sa fonction ? Que fait-elle ? Quelle valeur a-t-elle ? Sans être une marchandise ni une monnaie d'échange, la vérité est-elle utilisable? Quelles en sont les qualités, la nature ?
– Voyez-vous, dès que nous disons: «La vérité est l'intelligence suprême », nous sommes pris au. piège. Notre question à nous est celle-ci : la vérité peut-elle opérer au sein même de la réalité? Si tel est le cas, alors elle peut faire advenir l'ordre absolu. Mais cette vérité, on ne peut ni l'atteindre, ni la gagner, ni la percevoir grâce à l'éducation, à la culture, ou par l'intermédiaire de la pensée.
– En effet. Pourtant, lorsque vous dites que la vérité n'opère pas dans le plan du réel, là encore les choses deviennent floues, ambiguës.
– La vérité ne peut entrer dans le plan du réel.

(D.B.) Quelle relation y a-t-il donc entre la vérité et la réalité ? (133-134)
– Mais voyons ! Quel lien le bien a-t-il avec le mal?
– Aucun.
– Pourquoi vouloir à tout prix que le bien agisse sur le mal? Qu'il le camoufle, le métamorphose, le modifie ?
– Certes, mais serait-il exact de dire que le bien peut dissoudre le mal? Qu'il est capable d'anéantir le mal lui-même ?
– Le bien a-t-il un lien avec le mal? S'il en a un, alors il peut agir. S'il n'en a pas, alors il ne peut rien faire.
– Votre question est donc : quand le mal prendra-t-il fin ?
– Quand le mal prendra-t-il fin, le mal étant engendré par l'homme ?
– Oui, par sa pensée.
– Par sa pensée. On retombe sur le même problème. Le mal prendra fin quand la pensée prendra fin.
– Dr Parchure : Le bien suprême a-t-il un pouvoir sur la pensée ?
– Le bien n'a aucun lien ni avec la pensée ni avec le mal. Si un tel lien existe, cela suppose un vis-à-vis, un opposé, et tout contraire contient en lui-même son propre opposé et réciproquement. Cette hypothèse est exclue. Le bien n'a donc pas de lien avec le mal. Et le Pr Bohm demande si le mal va persister. N'étant pas lié au bien, il va persister, c'est une évidence. Les êtres humains peuvent-ils voir ce mal qu'est la pensée, voir les contradictions de la pensée ?
– Notre préoccupation, c'est de montrer aux hommes que la pensée ne pourra jamais résoudre leurs problèmes - au lieu de demander : «Qu'est-ce qui peut les résoudre ? »
– On pourrait ajouter : « ... alors même que la pensée suit son cours », n'est-ce pas ?

(K) Oui. Tant qu'existera ce mouvement de la pensée qu'est le temps, etc., le mal et la souffrance perdureront. C'est pour moi une formidable révélation de vous entendre faire ce constat. Car la pensée a toujours eu pour moi une extrême importance. C'est dans cet univers que je fonctionne. (135-136)
– Oui, c'est une révolution; et je me dis : « Mais que vais-je faire sans la pensée ? »
– Exactement. C'est une immense révélation - et c'est tout, je m'arrête là.
– J'ignore ce qui va se passer. Là est toute la beauté de la chose. J'écoute, la chose est révélée, et il n'y a pas la moindre action. Je ne fais qu'observer. Je vis cette révélation.
– Et c'est ce mouvement qui est au-delà de l'attention.
– Un tout petit peu au-delà. J'ai prêté toute mon attention à cet homme; je l'ai écouté, il m'a montré les faits, les a mis en évidence ; cette extraordinaire révélation emplit tout mon être. J'ignore comment elle va agir en moi, comment je vais la vivre. Mais elle me suffit. J'ai vu cette chose. Et c'est elle qui va agir, l'action ne viendra pas de moi. C'est elle qui va se mettre en œuvre. Je n'aurai rien à faire. Auparavant, j'étais habitué à agir; mais, à présent, il me dit : «Non, ne faites rien.»
– Blesser autrui, c'est mal. C'est un exemple parmi d'autres. Nous avons examiné tout cela. Nous savons ce que cela signifie – blesser, faire mal, au sens profond du terme, infliger des blessures psychologiques –, c'est mal de blesser. Voilà ce qu'il me dit, et je l'écoute sans résistance – la résistance, c'est notre pensée. Cette parole est entrée en moi, dans mon sang, dans mes veines, dans mon esprit, elle a pénétré tout mon être. Et elle agit, elle fonctionne, elle bouge. La vérité a une vitalité, un mouvement qui lui sont propres. Demander quel rôle la vérité peut jouer dans l'univers du réel est pour moi une fausse question.

LE MAL NE PRENDRA FIN QU’AVEC CELLE DE LA PENSÉE.
LA VÉRITÉ, QUANT À ELLE A UNE VITALITÉ, UN MOUVEMENT QUI LUI SONT PROPRES (K)






Date de création : 15/02/2013 @ 15:57
Dernière modification : 15/02/2013 @ 16:13
Catégorie : Parcours psychophysique
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