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Théologie 2 - Le nouveau testament - Présentation

LE NOUVEAU TESTAMENT - PRÉSENTATION

Naissance du canon


A partir de 150 environ, s'ouvre une période décisive pour la formation du canon du Nouveau Testament. Justin, qui meurt martyr à Rome en 165, est le premier à signaler que les chrétiens lisent les quatre évangiles lors des assemblées du dimanche, soucieux qu'ils sont d'approfondir l'histoire du "Seigneur" en accord avec la tradition reçue. De fait, peu après 150, dès que s'était fait sentir dans l'Eglise le besoin d'une norme universellement admise, on s'était tourné vers la collection des quatre évangiles, parce qu'ils s'étaient imposés jusque-là, à l'attention de tous, en raison de leurs qualités internes et de l'authenticité du témoignage qu'ils rendaient au "Seigneur". Le statut de littérature canonique leur semble avoir été acquis vers 170.
En ce qui concerne les épîtres de Paul, il est probable que la notion d'apostolicité, qui avait prévalu en faveur de l'autorité des écrits évangéliques, a pu jouer, plus largement encore, au bénéfice de la littérature paulinienne qui avait, peu à peu et de façon fortuite, pris l'aspect d'un recueil dont l'autorité était largement reconnue dans les Eglises du IIème siècle.
Ainsi a pu naître le principe d'un nouveau canon d'Ecritures Saintes, sans qu'il ait été véritablement exposé ou discuté. Son existence est d'abord un état de fait qui s'est rapidement généralisé dans les Eglises. La réflexion théologique n'est intervenue qu'a posteriori, quand il a fallu préciser le détail du contenu de ce canon. Ce mouvement fut très probablement accéléré par l'intervention de l'hérétique Marcion (mort en 160) qui, rejetant intégralement l'autorité de l'Ancien Testament, avait eu un besoin urgent de doter son église de nouvelles Ecritures Saintes, et par conséquent, d'un nouveau canon. Les Marcionites contribuèrent ainsi, dans une certaine mesure, à vulgariser ce principe du nouveau canon composé de deux parties, l'Evangile et les Apôtres, tout comme l'ancien était aussi composé de deux parties, la Loi et les Prophètes. La liste des ouvrages concernant la deuxième partie ne s'établira que progressivement, à mesure que se développera, grâce à l'intensification des relations entre les différentes communautés, la prise de conscience d'une Eglise en marche vers son unité.
C'est ainsi, en particulier, qu'on assiste entre 150 et 200, à la définition progressive du "Livre des Actes" comme ouvrage canonique. A la fin du IIème siècle, Irénée de Lyon considère l'ouvrage comme Ecriture Sainte et il le cite comme le témoignage de Luc sur les Apôtres. En fait, le Livre des Actes a surtout été attiré dans le canon à cause de sa parenté avec le troisième évangile dont il constituait la suite, et par le fait qu'il a été considéré très vite comme une nécessaire introduction à l'ensemble des épîtres.
Ainsi, au seuil du IIIème siècle, un premier bilan a pu être tiré par les théologiens qui ont fait le constat suivant : partout, les quatre évangiles ont conquis une position inexpugnable qui ne leur sera plus jamais contestée. Dès cette période, on peut donc considérer comme clos le canon des évangiles.



Le rôle des Pères de l’Eglise


Longuement évoqué dans les documents relatifs à l’Ancien Testament, leur rôle s’est trouvé accru du fait de la réception de la « Bonne Nouvelle » qu’ils ont largement diffusée à la suite des Apôtres.

Rappel des orientations de l'Eglise primitive

Après son rejet définitif du judaïsme, rejet qui s'est opéré après la chute de Jérusalem (70), le christianisme naissant a dû évoluer entre deux positions extrêmes :
. celle des judéo-chrétiens (dès le Ier siècle) pour qui il ne représentait qu'une secte juive particulière, le Christ un homme, appelé Christ ou Fils de Dieu pour avoir parfaitement accompli les oeuvres de la Loi.
. celle de Marcion et des gnostiques (au IIème siècle) pour qui il apparaît comme une religion entièrement nouvelle, une foi en Dieu différent de celui d'Israël.
Entre ces deux extrêmes, à partir du Ier siècle chez les Pères apostoliques, puis au IIème siècle chez les apologistes comme Justin et Irénée, enfin au IIIème siècle chez Clément d'Alexandrie et Origène, une solution qui sera celle de l'église chrétienne en son ensemble : < le christianisme comme réalisation et en même temps abolition du contenu de la première Alliance (de l'Ancien Testament), celui-ci n'étant plus que la préfiguration, la promesse de la nouvelle Alliance, conclue en Jésus-Christ >.
Dans la première partie du IVème siècle, Eusèbe de Césarée apporta une touche personnelle en ne retenant pas la tradition judaïque dans son entier. En effet, dans la Démonstration évangélique il précisa une originalité différente pour le christianisme; écartant la dépendance mosaïque, il choisit la religion d'Abraham à titre "d'archétype" pour en venir à cette nouvelle définition du christianisme : < Il n'est ni hellénisme, ni judaïsme, mais un culte intermédiaire plus ancien, une philosophie très antique qui n'a été que récemment érigée en loi pour tous les hommes de la terre [ I 2,10] >.
Quelle que soit la focalisation sur les prémisses, c'est le message évangélique qui donne à l'Ancien Testament un sens nouveau, celui que l'exégèse patristique cherche à découvrir en utilisant les méthodes allégoriques et typologiques. Mais à la différence des allégoristes païens, les allégoristes chrétiens ne cherchent que le "sens spirituel", celui qui correspond à l'évènement de la venue du Christ et au développement de l'Eglise, qui apparaissent ainsi comme les fins de l'histoire du salut.
L'Ancien Testament est la parole divine et le Christ est parole divine ; c'est dans la parole divine que réside l'unité des deux Testaments. A l'idée de l'unité des deux Testaments répond l'idée de l'unité de Dieu, de l'unité du Logos (Verbe), de l'unité du plan divin, de l'unité du peuple de Dieu. L'Eglise n'est autre que la dépositaire des promesses divines et l'unique interprète attitrée de la parole divine.
L'Evangile a délivré les hommes d'un aveuglement séculaire pour le conduire à la connaissance de Dieu dans ses quatre composantes : < connaissance de Dieu comme un, par opposition au polythéisme païen ; connaissance de Dieu comme créateur ; connaissance du vrai sacrifice par opposition aux sacrifices d'animaux chez les juifs et les païens ; connaissance de la vraie moralité >. Et le nom de chrétien a rempli toute la terre.


Désignation des articles

Les titres des différents articles sous-tendent les développements concernant 3 des 4 évangélistes (Matthieu, Luc et Jean) et l’apôtre Paul selon la liste suivante :
Christologie 1 : Matthieu et sa théologie du royaume
Christologie 2 : Commentaires sur Matthieu
Christologie 3 : Paul fondateur de l’universalisme
Christologie 4 : Luc illuminateur de sa vie et de ses écrits
Christologie 5 : Commentaires sur Luc
Christologie 6 : L’Evangile de Jean (1ère partie)
Mariologie 1    :  Données lucaniennes
Mariologie 2    :  Données johanniques

Date de création : 12/03/2007 @ 18:07
Dernière modification : 14/03/2007 @ 10:30
Catégorie : Théologie 2
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Réactions à cet article


Réaction n°1 

par sobre le 03/10/2008 @ 20:02

Trés interessant, c'est exactement ce que je recherchais!

J'aurais voulu avoir plus de renseignement sur la diversité des évangiles puisque c'est Irénée de lyon qui a définitivement établi que les "quatres évangiles" étaient les vrais!

J'aurais aussi été intéressé par le débat christologique du 1er siècle!

En d'autres termes avoir la vision éxègète du christianisme au premier siècle pour voir le lien entre la passion du christ et l'établissement du christianisme .

Enfin, pourquoi le christianisme a supplenté les philosophes gréco-latin dans l'empire romain?


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